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Entretien avec Lamya Essemlali - Présidente de Sea Shepherd France

Publié le 17/01/2018
MAJ le 15/02/2018

"PAUL WATSON Sea Shepherd, le combat d'une vie"

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Lamya Essemlali a rejoint l’équipe de Sea Shepherd en 2005 après avoir rencontré le capitaine Watson à Paris. Cofondatrice de Sea Shepherd France en 2006, elle en est devenue présidente en juin 2008. Elle a participé à sept campagnes en mer dont quatre qu’elle a coordonnées aux côtés du capitaine Watson. Elle est aussi son interprète lors de ses déplacements et de ses conférences publiques en France.

En 2017, l’association Sea Shepherd fondée par le capitaine Paul Watson
a fêté ses quarante ans. Quarante ans de lutte sans relâche pour la préservation des océans. Quarante ans sur la ligne de front.

Entretien avec Lamya Essemlali - Présidente de Sea Shepherd

FLEG - INUMAGINFO : Pourquoi avoir voulu rétablir des vérités sur Paul Watson avec ce nouveau livre ?

Lamya Essemlali : Peut-être que je n’aime pas les choses injustes et que moi ça me touche quand j’entends des choses injustes qui se disent soit sur lui soit sur Sea Shepherd. Parce que les deux sont extrêmement liés puisqu’il incarne beaucoup l’organisation. Même si aujourd’hui, elle le dépasse largement. C’est vrai étonnement ça me dérange peut-être plus que lui. Je pense qu’il fait le tri parmi les critiques. Il estime qu’il y en a certaines qui ne méritent pas d’avoir de réponses. Par contre, quand ce sont des choses qui peuvent impacter l’organisation, il a, à plusieurs reprises, fait des démentis ou des rectifications. Mais sur des attaques personnelles, il reste assez distant.

FLEG : Les attaques de Greenpeace dirigées à l'encontre de Sea Shepherd ont-elles été blessantes pour Paul Watson ?

Lamya Essemlali: Oui.Cela touche un point sensible parce que lui-même était très impliqué dans les débuts de Greenpeace et très souvent ces attaques étaient injustes. Elles étaient très virulentes à une certaine époque. Aujourd’hui, ça se calme un petit peu. Les dirigeants de Greenpeace ne se permettent pas d’attaquer Paul Watson et Sea Shepherd aussi frontalement qu’ils ont pu le faire par le passé parce que l’organisation est plus connue et du coup c’est sans doute plus compliqué d’attaquer ou d’accuser injustement la voix de Sea Shepherd. Mais Paul a un lien particulier avec Greenpeace, surtout avec les fondateurs originels. Il est vrai qu'il lui est assez difficile d’entendre un dirigeant de Greenpeace s’excuser aujourd’hui des campagnes contre la chasse aux phoques qu’il a menée dans les années 70, alors comme il le dit cette personne n’était pas du tout impliquée dans le mouvement à l’époque, elle était en couche-culotte quand eux étaient sur le terrain.

FLEG : Nous découvrons dans le livre que Paul Watson ayant pressenti l'évolution de Greenpeace crée Sea Shepherd pour "la surveiller et la rappeler à l'ordre".

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Lamya Essemlali: Oui, avec Bob Hunter, le principal fondateur de Greenpeace, Paul avait l’habitude de comparer Greenpeace et Sea Shepherd à "Le cycle de Fondation" d'Isaac Asimov. Cette oeuvre de science-fiction reprend exactement cette idée-là, c’est-à-dire, une fondation principale qui est créée dans un but noble mais qui se perd en route. De là, naît la nécessité de créer une deuxième fondation dont le but est de maintenir la première un peu droit dans ses bottes. Dans cette histoire de science-fiction, la deuxième fondation est sans cesse prise pour cible par la première pour qui c’est une ennemie jurée. Paul Watson fait cette analogie-là, très tôt, dès 1977, quand il est sorti du bureau de la direction. Il dit à Bob Hunter, de toute façon, moi je vais créer cette deuxième fondation et je serai sur votre dos et je m’assurai que vous restez droit dans vos bottes. Ça fait 40 ans maintenant. Disons que Sea Shepherd est un peu le Greenpeace de l’origine tel qu’il aurait dû rester, c’est comme ça que le conçoit Paul.

FLEG : Ne craignez-vous pas que Sea Shepherd devienne une organisation comparable à Greenpeace ?

Lamya Essemlali: Aujourd’hui Sea Shepherd Global, c’est cinq directeurs qui sont entre guillemets des lieutenants loyaux envers Paul dont je fais partie. On est tous les cinq engagé dans l’organisation depuis plus de 10 ans et on l’a rejoint parce que justement cet ADN-là nous plaisait. Je ne peux pas vous dire ce qu’il en sera dans 30 ou 40 ans. La direction actuelle est dans la droite ligne de Sea Shepherd des origines et de la conception de l’activisme que s’en fait Paul. Pour l’instant, je suis assez sereine de la direction que prend l’organisation. Après, on verra, on en reparlera quand nous, on ne sera plus là. En tout cas, il n’y a pas d’inquiétude sur le moyen terme.


PIRATE : Aventurier qui courait les mers pour se livrer au brigandage, attaquant les navires de commerce. Personne qui commet un acte de piraterie. Source Larousse



FLEG : Les actions que vous menez sont définies par certains à de l'écoterrorisme, cette étiquette peut-elle nuire à votre cause auprès de l’opinion publique ?


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Lamya Essemlali: L’étiquette d’écoterroriste... il faut voir qui nous traite d’écoterroristes. Ce n’est pas tout le monde. En fait Sea Shepherd laisse rarement indifférent. Soit on déteste et effectivement nous sommes des écoterroristes, soit on adore et là nous sommes des héros qui vont sauver la planète. Les deux sont un peu extrêmes à mon sens. La vérité est peut-être plus au milieu. Je ne pense pas que notre façon de faire nous desserve parce que ceux qui font autrement sont pléthores. Il y a plein d’organisations qui font beaucoup plus dans la diplomatie. Nous, on est dans l’action. À partir du moment où on s’engage à ne blesser personne et à s’en prendre qu’aux actions illégales, l’objectif est d’être efficace, il n’est certainement pas de faire l’unanimité, de plaire à tout le monde. Moi, personnellement, c’est ce qui m’a plu. On essaye d’être le plus efficace possible en fonction d’une éthique qu’on s’est fixé en restant

dans le cadre des lois. Ce qui fait que ça perdure depuis 40 ans. Moi, j’ai vraiment le sentiment qu’au niveau de l’opinion publique, le curseur s’est déplacé de manière positive. J’ai un recul de 13 ans maintenant, je le vois bien, le mode d’action de Sea Shepherd, il est quand même beaucoup plus compris aujourd’hui. Il faut avoir des actions coup de poing parce que les actions coup de poing permettent de faire parler du sujet, elles permettent de faire en sorte que ce soit dans les médias, elles permettent de faire bouger l'opinion et donc de bouger les politiques.

FLEG : Quelle est l'action de Paul Watson qui restera dans la mémoire collective ?

Lamya Essemlali: C’est difficile d’en choisir une. Je dirai peut-être le Sierra parce que cela a été le premier baleinier qu’il a coulé. C’était un peu la bête noire du mouvement écologiste à l’époque. D’ailleurs, Paul dit qu’il est né pour détruire le Sierra et s’il n’avait réussi rien d’autre dans sa vie, cette seule action aurait suffi à lui donner un sens. C’est vrai qu’à partir de là est né Sea Shepherd et puis toutes les actions qui en ont découlé, et tous les gens que ça a inspirés.

FLEG : Un film sur la vie de Paul Watson est en préparation, vous collaborez à ce projet ?

Lamya Essemlali : c’est un film coproduit par Jacques Perrin et a priori une société de production canadienne. On est encore à l’étape de la scénarisation. L’histoire se focalisera sur la période de 1975 à 1979. La genèse de Sea Shepherd avec le Sierra, le premier baleinier qu’il a coulé, le départ de Greenpeace, la création de Sea Shepherd. c’est une période qui est très riche.Le film ne sortira pas avant 2019. Si tout se passe bien, normalement cela devrait sortir en 2019.

FLEG : Sa mission, en été 1981, sur les côtes sibériennes de l'Union soviétique ne pourra être pas abordée ?

Lamya Essemlali: Il n’est pas impossible qu’elle soit incluse aussi dans le film parce que c’est un épisode assez incroyable, effectivement. On fera peut-être une extension pour l’inclure dans le scénario.

FLEG : : Un acteur est pressenti?

La difficulté, en fait, c’est de trouver un acteur qui ait son âge à l’époque choisie du film parce qu’il est assez jeune. Tous les acteurs qui étaient pressentis sont maintenant trop âgés pour le rôle. Paul aura un avis, après si c’est lui qui va choisir, je ne sais pas.

Paul Watson : Urgence ! si l'océan meurt nous mourrons



FLEG : Quelles sont vos missions à venir ?

Lamya Essemlali : On a une mission qui va démarrer en Atlantique le mois prochain. On ne donne pas encore trop de détails dessus, c’est volontaire. On communiquera assez rapidement dessus. On reprend Mare Nostrum aussi, c’est la campagne de filets fantômes et déchets qu’on va faire avec une équipe de plongeurs à Mayotte cette année en plus des patrouilles antibraconnage de tortues. Ça c’est pour la France et puis après il y a toutes les missions à l'international.

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FLEG : Des pays font appel à Sea Shepherd pour les aider à protéger leurs eaux territoriales, Paul Watson souhaite une Police maritime internationale, pourquoi les États la financeraient sachant que vous le faites très bien avec si peu de moyens ?

Lamya Essemlali: Mais parce que justement on a quand même des moyens limités ! On reste une ONG à taille relativement réduite.
On n’a pas du tout les moyens d’une marine internationale avec des moyens d’État, de gouvernement. On le voit sur le dernier cas de l’Antarctique, on a lutté autant qu’on a pu, on a réussi à obtenir des résultats importants, on a permis de diviser par trois le quota de baleines tuées cette année par les Japonais mais là on arrive à nos limites.
On fait beaucoup plus de campagnes qu’avant, on a plus de moyens qu’avant mais on est encore dans un cas de figure où on est obligé malheureusement de renoncer à certains combats, faute de moyens,

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parce qu’il n’y a pas assez de bateaux, parce qu’il n’y a pas assez d’argent pour payer le carburant et donc il y a plein d’endroits où malheureusement on ne peut pas agir. Cette frustration-là, elle est réelle.

Lamya Essemlali :

Il faudrait que les gouvernements prennent l’enjeu de la défense des océans à sa juste mesure. Il faudrait que la défense des océans devienne une priorité pour les marines nationales. Ça changerait la donne. Pour l’instant, on en est loin.
Nous, en attendant, on fait ce qu’on peut, on obtient des résultats. Ça permet aussi de semer des graines, de donner des exemples mais ce n’est pas suffisant, je ne pense pas qu’on peut avoir la prétention à nous seuls de sauver l’océan.


CORSAIRE : Navire rapide armé par un équipage habilité par son gouvernement à capturer des bâtiments de commerce ennemis (XVe-XIXe s.). Capitaine ou marin de ce navire. Source Larousse



FLEG : : Pourquoi la protection des océans n'est pas une priorité pour les gouvernements
et les marines nationales ?

Lamya Essemlali: Pour une raison très simple, c’est qu’il n’y a pas de motivations économiques suffisantes. Le cas de la chasse baleinière en Antarctique est assez emblématique pour ça. C’est un sanctuaire baleinier international qui a été ratifié par moult nations dont la France d’ailleurs. Le problème, c’est que le Japon est la troisième puissance économique mondiale. Mobiliser un bateau, une frégate militaire pour protéger ce sanctuaire contre les baleiniers, les braconniers japonais, c’est une déclaration de guerre au Japon. C’est mettre à mal, des relations économiques et commerciales avec une grande puissance internationale. Donc les baleines ne font pas le poids face à ce genre de rapports et d’intérêts. Le problème, il est là. Pour défendre les eaux territoriales, ça manque de volonté mais alors quand c’est en haute mer, un territoire qui est à tout le monde et qui est à personne, il n’y a pas de volonté politique et économique derrière.

FLEG : Vous faites état d'une crise d'extinction massive qui serait causée par l'homme et ses activités. Les gouvernements ont-ils conscience de cette situation ?

Lamya Essemlali : Je ne pense pas qu’ils soient dans ce genre de considérations. Au niveau politique, ils sont dans des considérations très court-termistes sur leurs échéances électorales donc ils vont prendre des mesures qui vont leur permettre de se faire réélire et ne surtout pas froisser les gens. Au niveau de l’opinion publique, parce qu’à mon sens, c’est de l’opinion publique que viendra l’amorce de changement, c’est l’opinion publique qui va convaincre les politiques, et non le contraire, il y a une prise de conscience qui est grandissante mais qui n’est sans doute pas assez rapide et pas assez importante par rapport à la vitesse de dégradation de l’environnement marin.

Lamya Essemlali :

Je pense qu’il y a encore trop peu de gens qui font la connexion directe entre la survie de l’océan et la nôtre. Essayer de faire prendre conscience aux gens ce lien direct, ce n’est pas forcément évident, surtout quand on vit loin de l’océan et que dans sa vie de tous les jours, on ne perçoit pas du tout, le fait que quand on respire, il y a plus d’une inspiration sur deux qu’on doit à la vie marine, aux baleines, aux dauphins, aux poissons. Ça, ce n’est pas instinctif.


HALIEUTIQUE : Ensemble des disciplines ayant trait aux problèmes de la pêche. Source Larousse



FLEG : Pourtant, une campagne anti-requins est mise en place à la Réunion ?

C’est une catastrophe. On a lancé une pétition avec un collectif d’associations pour demander à Nicolas Hulot de suspendre le programme de pêche. Dans les faits, c’est inefficace et dangereux parce qu’on appâte des grands prédateurs à proximité des zones de baignade. On sait que ça ne marche pas. Il y a des pays qui ont le recul, de plusieurs décennies donc au lieu de prendre la leçon de ce qui s’est passé ailleurs, on continue, on s’entête avec des mesures Moyenâgeuses. En plus, on a la preuve que les baleines se prennent dans les lignes.

FLEG : Campagne anti-requin, projet de mine d'or industriel en Guyane, le gouvernement français et les entreprises tirent-ils leçon des erreurs du passé ?

Lamya Essemlali: alors oui ça. Justement on vient de lancer un groupe local en Guyane qui va se pencher là-dessus. On va voir ce qu’on va pouvoir faire à ce sujet.

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C’est dramatique. Je pense qu’il y a des intérêts économiques derrière qui prennent le dessus sur le bon sens et même sur l’opinion publique. C’est le drame de ne pas apprendre des erreurs du passé. J’ai vraiment le sentiment qu’en permanence, on essaye de gagner du temps, tout le temps. Et quand on fait un pas en avant, on fait deux pas en arrière. On ne peut jamais se dire que ce sujet c’est une victoire, elle est définitive et hop on peut passer à autre chose. C’est une question de temps avant que ça ressurgisse. C’est un combat perpétuel à tous les niveaux.

FLEG : Que pensez-vous des actions de Nicolas Hulot en tant que ministre ?

Lamya Essemlali: Je pense qu’il est sincère dans ses convictions et dans sa volonté mais qu’il est confronté aux réalités politiques qu’il a sans doute du mal à dépasser. Je pense qu’il est un peu tôt pour pouvoir vraiment juger de son action.

J’attends de voir comment il va se positionner sur la question de la biodiversité parce que pour l’instant, c’est vrai qu’il a beaucoup déçu sur la question du loup. Là, il y a la question des requins qui va se poser à lui très rapidement. On va voir. J’attends vraiment de voir avant d’émettre un avis. Je reste convaincu de sa sincérité mais je perçois bien les limites de son action et je pense que lui aussi. On verra. Je pense qu’il est un peu tôt avant de dresser un bilan de son action au ministère.


Paul Watson : C’est la nature qui réglera le problème



FLEG : La reconnaissance de l'écocide est elle une cause à partager ?

Lamya Essemlali : La reconnaissance de l’écocide, nous sommes complètement pour. Cela me semble être quelque chose d’essentiel, c’est du bon sens donc oui on est complètement au diapason avec ça. Il nous arrive parfois de collaborer avec certaines associations sur des actions comme celle-là, pour véhiculer une idée ou un concept. L’écocide est un très bon exemple sur lequel on peut tout à fait s’allier avec d’autres et mettre en place une stratégie de communication collective pour que ça porte davantage.


PAUL WATSON : Parce que parfois, il est bon de rappeler pourquoi on fait tout ça...



FLEG : Pensez-vous qu'un jour, il y aura une prise de conscience ?


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Lamya Essemlali: Je crains que l’élément déclencheur soit qu'on se prenne une claque monumentale, une catastrophe écologique globale. Ce serait pour le coup le détonateur qui nous obligerait à changer radicalement notre vision du monde et nos habitudes.
J’espère qu’on va réussir à changer avant que ça n’arrive parce que soit on va le faire par nous-même, soit on va être contraint par les lois écologiques qui nous dépassent largement et qui dépassent de loin les lois de l’économie et nos lois politiques humaines.
Ce sont celles qui régissent tout donc soit on apprend à les comprendre et à s’y adapter dans notre propre intérêt soit on continue à croire qu’on peut passer outre jusqu’à ce que la nature nous rappelle que ce n’est pas possible.
Je trouve qu’on n’est pas très doué pour prendre les décisions avant qu’il ne soit trop tard, on a tendance à attendre qu’il soit trop tard.
Nous on est engagé dans ce combat indépendamment de l’issue parce que si on se pose trop de questions, on ne fait plus rien.
Il faudrait avoir une boule de cristal pour savoir si on va se réveiller à temps, si on va être suffisamment nombreux à se réveiller à temps parce qu’il y en a qui s’éveillent, il y a des consciences qui s’éveillent mais par rapport à la masse, ça reste quand même assez restreint, trop restreint. Il faut qu’on soit suffisamment nombreux à amorcer ce changement pour qu’il soit significatif et pour qu’on le ressente.
Pour l’instant, on n’y est pas encore.

F.L.E.G © INUMAGINFO.COM



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