Mohamed BOUAZIZI, l'effet papillon
Publié le 13/12/2011.
17 décembre 2010,
la Tunisie était témoin
du
premier
battement d'aile d'un papillon,
rebelle à sa situation.
Il s'appelait Tarek Bouazizi, vous le connaissiez sous le nom de Mohamed Bouazizi.
Ce jeune homme avait choisi de donner son corps aux flammes;
tuer son âme pour se faire entendre de l'administration corrompue de la ville Sidi Bouzid.
Il avait 27 ans. Il défiait la misère en vendant ses fruits et légumes dans la rue
et subissait les contrôles policiers comme une injustice.
Son acte de révolte s'était répandu tel un écho à travers
le pays...
Et les autres battements d'ailes avaient suivi.
Des milliers de papillons s'étaient déplacés pour crier leur colère à leur chef d'État.
Sourd au bruissement de son peuple, le président Ben Ali s'était caché derrière les remparts d'une dictature
instaurée depuis plus de 20 ans et légitimée par les différents chefs d'État étrangers.
Pour capturer ses infidèles, il avait choisi la répression.
Mais l'envol vers la liberté était tel que les mailles du filet étaient trop fragiles pour neutraliser
les opinions nouvelles.
Les protestations quotidiennes s'étaient transformées en émeutes.
Les émeutes avaient contraint le clan Ben Ali à fuir vers l'Arabie Saoudite.
Le printemps arabe avait éclos. Le suicide de Tarek Mohamed Bouazizi : initiateur malgré lui.
Pour lui rendre hommage, le conseil de Paris a voté le 8 février dernier à l’unanimité, la nomination d’une place Mohamed BOUAZIZI. Son inauguration eu lieu le 30 Juin 2011 par le maire de Paris Bertrand DELANOE en présence d'une partie de la famille du défunt.
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